Le cinéaste André Delvaux a accepté de devenir Président d'honneur de l'ARRF, peu de temps avant sa mort, en 2002.
Principal représentant du réalisme magique, André Delvaux fut également un grand pédagogue et l'un des fondateurs de la célèbre école de cinéma belge, l'INSAS. Son premier long métrage, L'Homme au crâne rasé (1965), est accueilli avec enthousiasme par Jean-Luc Godard, Chris Marker et Alain Resnais. Un soir, un train (1968), interprété par Yves Montand et Anouk Aimée, lui confère une reconnaissance internationale... Il sera le premier réalisateur non français, à obtenir le Prix Delluc, pour son film, Rendez-vous à Bray (1973), une adaptation de Julien Gracq.Il réalise également des documentaires, notamment sur Fellini, Rouch et Woody allen. Parmi ses films les plus connus, on peut citer Benvenuta et L'œuvre au noir, adaptations de livres de Suzanne Lilar et de Marguerite Yourcenar.
André Delvaux s'est battu pour mettre sur pied une cinématographie belge digne de ce nom. Son parcours interroge l'édification d'un cinéma européen (par le jeu des co-productions) et la question de l'identité culturelle (ses films étant alternativement tournés en français et en flamand, la Belgique pouvant être considéré comme un « laboratoire » de l'Europe).
Lire à propos du cinéaste, le livre André Delvaux ou l'art des rencontres, coordonné par Frédéric Sojcher, aux éditions Le Seuil - Archimbaud. L'ouvrage recueille les témoignages de nombreux cinéastes, qui ont connu André Delvaux, ont été ses étudiants à l'INSAS ou ont été marqués par son cinéma : Jean-Jacques Andrien, Alain Berliner, Luc Dardenne, Frédéric Fonteyne, Gérald Frydman, Marion Hansel, Boris Lehman, Jean-Jacques Péché, Raoul Servais, Jaco Van Dormael...

Big Memory, la "somme" (temporaire) que Richard Olivier a consacrée aux cinéastes de Belgique, à (re)voir sur la RTBf3 et à lire.
Le Bilan annuel
L'adaptation du "DRACULA" de Bram Stocker, mise-en-scène par SOFIA BETZ et écrite par ANTOINE BOURS, se joue au Théâtre Le Public jusqu'au 31 mars. Une vision du mythe entre relecture et fidélité, entre époque et modernité, entre paranoïa et parodie.